Deuxième Plan national pour la science ouverte | 2021-2024

Actualités du comité
06/07/2021

La France adopte un deuxième Plan national pour la science ouverte qui prolonge, renforce et renouvelle les actions déjà conduites pendant les trois années du premier plan. Il définit des engagements renouvelés pour construire une science plus solidement étayée et reproductive, plus efficace et cumulative, plus transparente et accessible pour les citoyens et les acteurs économiques et sociaux.

Ce deuxième Plan comporte quatre axes :

  • généraliser l’accès ouvert aux publications

L’effort déjà initié par l’Agence nationale de la recherche et d’autres agences de financement devra être généralisé pour que toutes les publications scientifiques issues d’appels à projets sur fonds publics soient disponibles en accès ouvert. Nous renforçons l’ambition de promouvoir la bibliodiversité, c’est-à-dire la diversité des acteurs, des formats et des langues de la publication scientifique. Le Plan prévoit de soutenir les modèles économiques de l’accès ouvert sans frais de publication et d’expérimenter des services de traduction pour encourager la circulation des savoirs et le rayonnement de la recherche française.

  • structurer, partager et ouvrir les données de la recherche

La préservation, l’ouverture ou le partage des données de la recherche sont plus que jamais des enjeux majeurs et doivent se traduire dans les pratiques scientifiques grâce à des infrastructures et des services d’accompagnement adaptés. Pour cela, la plateforme fédérée des données de la recherche Recherche Data Gouv sera créée en s’appuyant sur l’expertise d’INRAE mise au service de la communauté scientifique nationale. Le réseau des administrateurs des données, des algorithmes et des codes sources sera déployé dans les établissements de recherche et les pratiques de réutilisation des données seront valorisées.

  • ouvrir et promouvoir les codes sources produits par la recherche

Le deuxième Plan national pour la science ouverte s’enrichit d’un nouvel axe dédié aux codes sources produits par la recherche, qui représentent un enjeu majeur pour la reproductibilité des résultats scientifiques. Ils devront être développés et maintenus de façon durable, valorisés en tant que productions scientifiques et diffusés de manière privilégiée sous licence libre.

  • transformer les pratiques pour faire de la science ouverte le principe par défaut

Il faudra jouer de tous les leviers de transformation pour que la science ouverte, qui constitue un critère d’excellence de la recherche, devienne la pratique habituelle et quotidienne des chercheurs. Le Plan engagera un effort partagé par la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche pour développer les offres de formation, adapter les critères de l’évaluation, formaliser et mettre des politiques de science ouverte au niveau des établissements et des infrastructures de recherche. La France continuera de faire entendre ses positions dans les instances européennes et internationales de la science ouverte, en particulier au sein de l’European Open Science Cloud (EOSC).

Avec ce nouveau plan, la France poursuit la trajectoire ambitieuse initiée par la loi pour une République numérique de 2016 et confirmée par la loi de programmation de la recherche de 2020, qui inscrit la science ouverte dans les missions des chercheurs et des enseignants-chercheurs.

Lire le communiqué du ministère.