Réunion du Council for National Open Science Coordination (CoNOSC) 

Veille
07/01/2026

Le Council for National Open Science Coordination (CoNOSC) est un réseau des coordinateurs nationaux de la science ouverte en Europe. Il a été créé en 2019 par la France, la Finlande et les Pays-Bas, dans le but de favoriser le dialogue international et de partager les bonnes pratiques pour une politique de science ouverte plus solide, plus opérationnelle et plus harmonisée au niveau international. Actuellement, 30 pays participent à

Les 26 et 27 juin 2025, les représentants de treize pays de CONOSC se sont réunis à Ljubljana pour un échange organisé par le ministère slovène chargé de l’enseignement supérieur, de la science et de l’innovation. Pendant deux jours, les participants ont abordé des thèmes d’actualité tels que :  l’impact de la science ouverte, la science ouverte et l’intelligence artificielle (IA), et les stratégies pour construire des écosystèmes de la science ouverte qui soient fiables et robustes.

Impact de la science ouverte

Une présentation de Nicki Lisa Cole (chercheuse au Know Center Research GmbH) a exposé les résultats du programme de recherche PathOS portant sur l’impact de la science ouverte. Plusieurs études ont été citées qui montrent que la science ouverte contribue à l’amélioration de la portée académique, économique et sociale de la recherche. La science ouverte contribue aussi à renforcer la confiance dans la recherche. L’impact est renforcé lorsque les résultats de la recherche sont accessibles à tous au sein du monde académique, mais aussi de la société. Les recommandations du projet PathOS ont été rappelées, notamment l’importance de multiplier les récits d’impact, et la nécessité de mieux documenter les bénéfices de la science ouverte, qu’ils soient économiques, scientifiques ou sociétaux.

Lors de l’atelier qui a suivi la présentation, les participants ont partagé des exemples concrets d’impact de la science ouverte, qui peuvent être cités pour convaincre les décideurs, notamment dans le domaine de la recherche médicale (le Human Genome Project, ou les vaccins contre le COVID-19), de l’élargissement de l’accès aux connaissances (Wikipédia) et de l’amélioration de la transparence de la recherche (Défi de la reproductibilité sur dix ans). Les participants ont convenu que la diversité des exemples d’impact est essentielle.

Science ouverte et intelligence artificielle

Tony Ross-Hellauer (responsable Open & Reproducible Research Group, Know Center Research GmbH) a exposé les risques et les opportunités que l’IA représente pour la science ouverte. L’IA peut faciliter l’accès aux connaissances scientifiques, elle peut également fournir des traductions, ou encore aider à l’élaboration de plans de gestion des données. Si l’IA est perçue comme un levier puissant pour accélérer la recherche et démocratiser l’accès aux connaissances, elle soulève aussi des questions cruciales sur sa capacité à préserver — ou à menacer — les fondements mêmes de la science ouverte : transparence, reproductibilité et équité. Afin d’éviter les dérives,  les participants ont appelé à une approche proactive et collective. Il s’agit d’intégrer les valeurs de la science ouverte dès la conception des outils d’IA : transparence des algorithmes, accessibilité des codes, et gouvernance partagée pour éviter les monopoles.

Pendant l’atelier qui a suivi la présentation, les participant ont souligné la nécessité de promouvoir une utilisation responsable de l’IA. Pour ce faire, les décideurs politiques doivent veiller à ce que l’IA s’aligne sur des principes de transparence. Les décideurs politiques pourraient également encourager la mise à disposition d’outils d’IA fiables et ouverts, au service du bien public.

Science ouverte et souveraineté scientifique

L’intervention de Peter Suber (Directeur du Harvard Open Access Project, Université Harvard) a mis en avant le rôle de la science ouverte dans le renforcement de la résilience scientifique. Il a souligné qu’il est essentiel d’impliquer la communauté scientifique dans la préservation de la recherche et des résultats de la recherche. Des gouvernances partagées et équilibrées devraient être privilégiées pour les infrastructures qui hébergent et préservent les résultats de la recherche.

Conclusion

Les discussions lors de la réunion de Ljubljana ont mis en évidence que, pour l’avenir de la science ouverte, il est indispensable de renforcer les études sur l’impact de la science ouverte, de veiller à ce que les développements de l’IA soient en phase avec les principes de transparence, et de renforcer la souveraineté scientifique face aux aléas des politiques nationales. Il est nécessaire de communiquer sur les avantages de la science ouverte, de promouvoir une gestion responsable de l’IA, et de mettre l’accent sur le rôle central de la science ouverte dans la construction d’un écosystème de recherche résilient.

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