Évaluation

Le développement de la science ouverte pose avec acuité la question de l’évaluation de la recherche et des chercheurs.

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  • Les possibilités de publication des articles scientifiques, en accès ouvert natif, offrent des opportunités inédites pour redéfinir les méthodes d’évaluation des publications (ouverture des procédures d’évaluation par les pairs, ouverture des rapports d’évaluation, évaluation par tout lecteur etc.). Ces nouvelles possibilités concernent aussi bien les revues scientifiques existantes que des revues nouvelles à fonder, voire des publications hors revue ;
  • La possibilité d’exposer d’autres résultats de la recherche que des publications, notamment les données, pose la question de l’évaluation de ces différentes formes de production ;
  • L’évaluation des chercheurs, avec ses conséquences sur l’évolution de leur carrière, l’évaluation de projets de recherche ainsi que l’évaluation des laboratoires s’appuient encore trop souvent sur des indicateurs bibliométriques inadaptés dont le trop célèbre et malfaisant facteur d’impact des revues. Cette pratique réductionniste constitue l’une des raisons majeures du quasi-monopole de fait d’éditeurs capitalistiques et de la captation du temps ? de l’expertise ? d’un grand nombre de chercheurs dans certaines disciplines majeures.
L’évolution des méthodes d’évaluation est une question extrêmement complexe, sensible à la diversité des disciplines scientifiques, impactant les comportements des chercheurs, touchant directement les politiques des institutions de recherche et des structures de financement de la recherche. Enfin, le caractère universel de la recherche, donne une dimension internationale à cette problématique. Le groupe-projet s’attachera à définir les interactions entre la problématique de l’évaluation et les thématiques développées dans les autres collèges et groupes-projet du CoSO.
Infos sur le groupe
Équipe
Livrables & productions
  • Préciser les impacts potentiels de l’ouverture de la science sur les pratiques d’évaluation. Le cas des données de la recherche sera abordé spécifiquement et en lien avec le collège « Données de la recherche » ;
  • Identifier les principales expériences et pratiques en cours en matière d’évaluation de la recherche et des chercheurs s’appuyant sur le changement introduit par les outils et méthodes de la science ouverte. Ce travail d’identification pourrait conduire à la mise en place d’un observatoire pérenne de ces pratiques ;
  • Identifier les activités de réflexion similaires conduites aux échelles européenne et internationale ;
  • Proposer des méthodes et des actions de sensibilisation et de dissémination des bonnes pratiques ;
  • Proposer un mode d’organisation pérenne qui assurera  un suivi  à l’échelle nationale, voire européenne.
Pilotes
photo Didier Torny
Directeur de recherche au CNRS
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photo Didier Torny
Didier Torny
Directeur de recherche au CNRS

Les travaux de recherche de Didier Torny se situent au croisement de la sociologie des mobilisations, de la sociologie du droit, de la sociologie de l’action publique et de la sociologie des sciences. Il poursuit actuellement d’une part, l’étude de controverses touchant les politiques de prévention sanitaire, et d’autre part, un programme d’analyse de l’économie politique de la publication scientifique.

Didier Torny travaille ainsi conjointement sur la valorisation des publications par toutes sortes de mesures (facteur d’impact, eigenfactor, présence dans des listes et classements, métriques alternatives), sur celles des dispositifs et outils d’évaluation par les pairs, et sur les transformations de l’économie des revues et, plus généralement, des modalités de la communication scientifique. Ses travaux l’amènent à développer un regard très large sur le plan disciplinaire, notamment en lisant et croisant différents travaux en STEM, en SHS, en scientométrie et en sciences documentaires.

Il a été directeur adjoint scientifique à l’Institut des SHS du CNRS, chargé de la politique d’information scientifique et technique de 2014 à 2018.

photo Chérifa Boukacem-Zeghmouri
Professeure des universités en sciences de l’information et de la communication
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photo Chérifa Boukacem-Zeghmouri
Chérifa Boukacem-Zeghmouri
Professeure des universités en sciences de l’information et de la communication

Chérifa Boukacem-Zeghmouri est professeure des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Lyon 1 (Département Informatique) et membre de l’Équipe Lyonnaise en Information Communication (ELICO 4147).

S’appuyant sur le cadre théorique des industries culturelles et créatives, ses travaux de recherches analysent les mutations de la communication scientifique entre pairs, vers des modèles ouverts et collaboratifs. Les nouvelles formes de production, de circulation, d’évaluation et de légitimation de la recherche scientifique constituent ses principales thématiques de recherche. Elle a, dans ce champ, employé des approches qualitatives et bibliométriques qu’elle mobilise de manière séparée ou articulée. Elle a publié dans des revues nationales et internationales, organisé des évènements scientifiques et participé à la publication de deux ouvrages. Elle a également porté et participé à plusieurs projets de recherche nationaux et internationaux (financements publics et privés) dont les thématiques relèvent de l’économie politique de la publication scientifique.

Membres
  • Jean-Charles BILLAUT (Université de Tours)
  • Mélanie CLÉMENT-FONTAINE (Université de Versailles Saint-Quentin)
  • Thierry FOURNIER (Université de Rennes 1)
  • Gabriel GALVEZ-BEHAR (Université de Lille)
  • Françoise GOUZI (Université Toulouse Jean-Jaurès)
  • Denis JÉROME (Académie des sciences ; CNRS)
  • Monique JOLY (INSA Lyon)
  • Edith LEGOUY (Inra)
  • Jérôme POUMEYROL (Université de Bordeaux)
  • Agnès RAYMOND-DENISE (Institut Pasteur)
  • Françoise ROUSSEAU (CEA)
  • Lise VERLAET (Université Paul Valéry – Montpellier 3)
  • Sandrine WOLFF  (Université de Strasbourg)
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