Conditor

L’objectif de Conditor est de recenser la production scientifique des établissements et laboratoires relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) français.

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Conditor est un projet multipartenaire soutenu par le MESRI. Il est issu du dispositif BSN et plus particulièrement du segment BSN3 axé sur le signalement[1]. BSN a évolué vers un comité pour la science ouverte dont l’objectif est de répondre à la question « Comment rendre la science plus ouverte », dont Conditor est désormais un des projets. Conditor s’inscrit également dans le cadre de cohérence recherche en matière de Système d’Information. Il est né d’un constat : il existe une multitude de dispositifs techniques et organisationnels de recensement, au niveau individuel, d’une équipe, d’un laboratoire, d’un établissement... une archive nationale Hal, des archives ouvertes et des bases bibliométriques institutionnelles, un dispositif opéré par l’OST pour produire des indicateurs nationaux, des bases de signalements et des archives internationales... Pourtant nul n’a une vision complète de la production des laboratoires de l’ESR.   C’est un projet de mutualisation impliquant :
  • des organismes de recherche : CNRS (DAPP, Dist, Inist, InSHS), Inra, Inria, IRD, Irstea ;
  • des universités : Universités d’Angers, Bordeaux, Grenoble, Paris Dauphine, Paris Diderot, Sorbonne Université ;
  • des opérateurs et entités de l’ESR : Abes, Amue, CCSD, HCERES (OST, DSI), Huma-Num, IAVFF Agreenium, MESRI RNSR-ScanR.
  Pragmatisme, complémentarité et collaboration inter-établissements ont été la règle lors de l’expérimentation qui a été menée courant 2013 : neuf corpus de signalements de publications 2011 ont été collectés dans le cadre de cette expérimentation qui a permis de démontrer la faisabilité de Conditor et a donc constitué une preuve de concept. Ces principes restent dans la phase projet lancée officiellement en décembre 2016 et resteront une fois le service opérationnel en place :
  • Exploiter et partager les données dont on dispose au sein des établissements ou présentes dans des sources libres d’accès ou les bases bibliographiques internationales et juridiquement utilisables ;
  • S’organiser progressivement pour éviter les saisies ou repérages multiples (notamment entre établissements tutelles d’une même unité) et donc aboutir à une réelle mutualisation et à une intégration aux dispositifs existants.
La phase projet permettra de mettre en place au premier semestre 2019  une « mécanique » :
  • Un corpus de métadonnées décrivant la production scientifique, à partir d’un premier ensemble de sources de signalements identifiées, utilisables techniquement et juridiquement ;
  • Un « outillage » aussi industrialisé que possible pour la collecte au fil de l’eau, le traitement (détection de doublons, attribution d’un code RNSR à chaque adresse/affiliation française...), l’administration métier (validation des doublons et des alignements incertains avec le RNSR) et la diffusion des métadonnées aux partenaires de l’ESR ;
  • L’organisation multipartenaire pour le faire vivre, notamment un premier réseau métier réparti dans un ensemble d’établissements.
Elle permettra d’engager le processus de mutualisation et d’intégration progressive dans les différents dispositifs de l’ESR.   Un réservoir partagé de métadonnées
  • Des métadonnées descriptives à caractère « bibliographique» provenant de sources variées ;
  • Un code RNSR ajouté à chaque adresse/affiliation « française » dans la mesure du possible ;
  • + les établissements concernés en distinguant :
    • les présents dans l’adresse/affiliation source ;
    • ceux déduits de la provenance du signalement (un réservoir institutionnel identifié) ;
    • ceux déduits de la structure RNSR trouvée et validés ou à valider.
  • Des métadonnées de gestion (permettant de tracer la provenance, les traitements réalisés..).
  Ce pot commun s’enrichira :
  • De signalements de productions encore non décrites dans Conditor ;
  • Mais aussi de métadonnées permettant de compléter des signalements Conditor existants : par exemple le fait qu’une publication passe en accès ouvert (OA).
  Des enjeux multiples Outre l’amélioration de la qualité et de la complétude des réservoirs ESR existants, Conditor favorisera une mutualisation des recensements au sein de l’ESR notamment grâce au RNSR. Il sera un facteur d’amélioration de la qualité des référentiels ESR existants - un référentiel ne s’améliore que s’il est utilisé - et il contribuera à la mise en place de référentiels communs ou à leur interopérabilité sémantique. Au travers d’applicatifs se nourrissant de Conditor, il favorisera une meilleure connaissance et une visibilité accrue de la production de la communauté ESR et pourra permettre d’améliorer la fiabilité des indicateurs de la science. Enfin, au fur et à mesure de l’intégration de Conditor dans les dispositifs de l’ESR, il facilitera les tâches de recensement au niveau individuel ou d’un laboratoire par exemple. Il est cependant impossible de prévoir tous les usages d’autant plus que le réservoir s’enrichira de signalements de productions encore non décrites dans Conditor mais aussi de métadonnées permettant de compléter des signalements Conditor existants : par exemple le fait qu’une publication passe en accès ouvert.
  • [1] Opération destinée à identifier et décrire des objets mais aussi un ensemble de métadonnées décrivant ces objets (par exemple : titre, auteurs, thématiques…)
Infos sur le groupe
Équipe
  • Mettre en place un « pot » commun de métadonnées de qualité, alimenté par des sources ESR ou internationales en s’appuyant sur le Répertoire National des Structures de Recherche (RNSR) et des référentiels choisis collégialement ;
  • Mettre en place un « outillage » adapté pour le construire et fournir en métadonnées les applicatifs externes identifiés  (collecte, reformatage, appariements entre signalements, alignement avec des référentiels pour enrichissement, validation des appariements et alignements incertains, diffusion et/ou alertes qualité) ;
  • Mettre en place une organisation multipartenaire pour le faire vivre : réseau métier réparti dans les établissements, équipe et infrastructure informatique, structure de pilotage du service.
Pilotes
photo Annie Coret
Responsable des systèmes d’informations et de l’IST à la DIST du CNRS
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photo Annie Coret
Annie Coret
Responsable des systèmes d’informations et de l’IST à la DIST du CNRS

Après avoir exercé diverses activités au sein de l’Institut de l’information scientifique et technique (Inist-CNRS) puis de la DSI du CNRS, Annie Coret est responsable des systèmes d’information et de l’IST à la Direction de l’information scientifique et technique (DIST) du CNRS depuis 2011.

Elle est responsable d’un projet multipartenaire, Conditor, à la frontière entre cadre de cohérence recherche en matière de SI et IST, dont l’objectif est de référencer la production scientifique de la recherche publique française.

Membres
  • Lucie ALBARET (Université de Grenoble)
  • Francis ANDRÉ (CNRS)
  • Pascal AVENTURIER (IRD)
  • David AYMONIN (Abes)
  • Marie-Pascale BALIGAND (Irstea)
  • Yannick BARBORINI (Huma-Num)
  • Nicolas BARTS (IRD)
  • Lesya BAUDOIN (Hcéres)
  • Serge BAUIN (CNRS)
  • Michèle BONTHOUX (Inist)
  • Valérie BONVALLOT (Inist)
  • Laurent CAPELLI (Huma-Num)
  • Xavier CHEN (MESRI)
  • Michèle DASSA (CNRS/INSHS)
  • Thierry DAUTCOURT (Inria )
  • Isabelle DEBANO (CNRS (Dist))
  • Frédérique FLAMERIE (Université de Bordeaux)
  • Claire FRANCOIS (Inist)
  • Marie GARAMBOIS (Sorbonne université/BU)
  • Anne GLANARD (Hcéres (OST))
  • Sylvie HAZEBROUCK (CNRS)
  • Joanna JANIK (CNRS)
  • Bénédicte KUNTZIGER (CCSD)
  • Sylvie LACAILLE (CNRS/INSHS)
  • Maxence LARRIEU (Université d'Angers)
  • Diane LE HÉNAFF (Inra)
  • Ludovic LE NOAN (CNRS)
  • Bruno MARMOL (CCSD)
  • Caroline MARTIN (Inra)
  • Hélène MECHOULAN (Hcéres (OST))
  • Rémy MÉJA (Inist)
  • Catherine MOREL (Inist)
  • François MISTRAL (Abes)
  • Corinne MOURADIAN (Hcéres)
  • Clotilde NICOL (Inra)
  • Claude NIEDERLENDER (Inist)
  • Christine OKRET-MANVILLE (Université Paris-Dauphine)
  • Frédéric OLLAND (MESRI)
  • Jean-Joffrey PARENTIN (Inist)
  • Jérôme POUMEYROL (Université de Bordeaux)
  • Nathalie REYMONET (Université Paris Diderot)
  • Gilles SCOTTO DI CARLO (Amue)
  • Anne SIGOGNEAU (CNRS)
  • Christiane STOCK (Inist)
  • Christine WEIL-MIKO (Inist et Dist)
  • Emmanuel WEISENBURGER (MESRI)
  • Alain ZASADZINSKI (CNRS (Inist))
Groupe de préfiguration du réseau métier
  • Claire BUREN (Inria)
  • Carole CLOSEL (Université Paul Valéry Montpellier 3)
  • Sylvie LACAILLE (CNRS/INSHS)
  • Célia LENTRETIEN (Université de Nancy)
  • Marie NIKICHINE (Université Paul Valéry Montpellier 3, BU)
  • Colette ORANGE (Inist)
  • Joël POLLET (Université de Nice)
  • Maxime SZCZEPANSK (Université d'Angers)
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