Les Principes de Hong Kong : promouvoir l’intégrité de la recherche dans l’évaluation des chercheurs

Veille
10/08/2020

« L’intégrité scientifique est l’ensemble des valeurs et des règles qui garantissent une activité de recherche irréprochable. Elle est une condition sine qua non de la confiance entre collectifs de recherche et entre Science et Société. » [1]Définition extraite du site du Hcéres (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur).

Une recherche digne de confiance se doit d’être solide, rigoureuse et transparente à tous les stades, depuis la conception jusqu’à la publication. Pourtant, l’évaluation des chercheurs inclut encore rarement des considérations liées à la fiabilité, la rigueur et la transparence de la recherche.

Les Principes de Hong Kong (HKP) mettent l’accent sur la nécessité d’améliorer la recherche en veillant à ce que les chercheurs soient explicitement reconnus et récompensés pour les comportements qui renforcent l’intégrité de la recherche. Ils ont été élaborés dans le cadre de la 6e conférence mondiale sur l’intégrité de la recherche.

Cinq principes ont été formulés :

  • Principe 1 : évaluer les chercheurs sur les pratiques d’une recherche responsable, y compris le développement d’une nouvelle idée de recherche, la conception de la recherche, la méthodologie, la réalisation et la communication des travaux ;
  • Principe 2 : valoriser les rapports précis et transparents de toutes les recherches, quels qu’en soient les résultats ;
  • Principe 3 : valoriser les pratiques de la science ouverte (recherche ouverte) – dont l’ouverture des méthodes, des matériaux et des données ;
  • Principe 4 : valoriser un large éventail de recherches et d’études, comme la reproduction des principaux résultats, l’innovation [2]Développement et validation de nouveaux outils, mesures ou méthodes., la traduction, la synthèse et la méta-analyse ;
  • Principe 5 : valoriser d’autres contributions à la recherche et à l’activité scientifique, telles que l’évaluation par les pairs des publications et des projets, le tutorat, la vulgarisation et l’échange de connaissances.

Pour chaque principe, une justification est fournie et des exemples d’institutions de recherche, où ces principes sont déjà en cours d’adoption, sont donnés.

En France, a été mis en place, en mars 2017, l’Office français de l’intégrité scientifique (OFIS), installé sous la forme d’un département du Hcéres. L’OFIS a entre autres pour mission de contribuer à la définition d’une politique nationale de l’intégrité scientifique ; d’accompagner les établissements d’enseignement supérieur et de recherche réunis au sein de la conférence des signataires de la charte de 2015 ; de piloter un observatoire national sur la mise en œuvre des engagements de la charte de 2015 et sur les pratiques conformes aux standards internationaux ; d’animer, valoriser et promouvoir les travaux du réseau des référents « Intégrité scientifique » des établissements. Il représente également la France à l’échelle européenne et internationale et, à ce titre, est membre européen du réseau ENRIO (European Network of Research Integrity Offices).
Le Conseil français de l’intégrité scientifique (CoFIS) oriente et supervise les travaux de l’OFIS.

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